A cet endroit, quelques plafonds en béton ont été retirés. Vous pouvez distinguer une section transversale de la construction si vous levez les yeux. La zone du haut a été comblée avec de la terre pour adoucir les explosions. Si vous regardez attentivement autour de vous, vous apercevrez des croix sur les murs. Les gens plaçaient leurs lits en dessous de ces croix pour se protéger. On distingue même une croix avec une niche faite pour y placer un tableau religieux.
Voici l’abri le plus grand. Une partie du plafond en béton a été enlevé. En regardant vers le haut vous pouvez observer une section à travers la construction. La partie haute était remplie de terre pour réduire le souffle de l’explosion. Sur les murs vous pouvez distinguer des croix. Les occupants les gravaient au dessus de leur lit pour se protéger. Vous verrez même une croix surmontant une niche qui abritait une image pieuse. Environ trente personnes pouvaient dormir ici, et dans les moments les plus difficiles, plus de 100 personnes s’entassèrent dans l’abri. Le puits étant le plus grand du quartier, il fut utilisé comme chapelle les dimanches. Les habitants venaient par les tunnels et un autel en bois servait à célébrer l’office. Les lampes que vous voyez sur les murs étaient éclairées au kérosène, chargeant l’atmosphère de vapeurs toxiques.
Vous pouvez observer différents accès donnant dans le puits. La plupart ont été condamnés. Auparavant ils communiquaient avec la centaine de tunnels souterrains de La Valette. On dit qu’il y a plus de rues sous La Valette qu’à la surface. Vous pouvez voir un de ces tunnels. Ils étaient construits volontairement en zigzag afin d’empêcher l’effet de souffle produit par une bombe d’atteindre directement labris.




